Centre Thérapeutique Le Chemin
Le « Centre thérapeutique le chemin » est composé d’une équipe de 4 psychologues.
22/08/2026
13/08/2026
Voici les activités d'été de la semaine prochaine 👐🐎
Les inscriptions se font par sms au 0498/400.803
Nb : une rencontre d'accueil est demandée au préalable
11/08/2026
L’activité physique, ce véritable médicament vraiment pas assez prescrit Pratiquer un sport ou se mettre en mouvement constitut une forme de thérapeutique à part entière. Pourtant, par leurs routes impraticables à pied et nos modes de production trop sédentaires, nos sociétés nous en privent encore largement.
11/08/2026
Je souhaite encore aborder aujourd’hui ce que m’a inspiré les soirées à observer les étoiles filantes (finalement, on peut dire bcp de choses grâce à ce phénomène... 😊)
Plusieurs personnes peuvent rester côte à côte, presque sans parler, les yeux tournés vers le ciel, et pourtant partager réellement un moment.
En psychologie, cela fait penser à une capacité qui apparaît très tôt dans notre développement : l’attention conjointe.
L’attention conjointe est une compétence sociale et développementale fondamentale qui apparaît dès les premiers mois de la vie. Elle se produit lorsque deux personnes partagent délibérément leur attention vers un même objet, un événement ou un tiers, tout en ayant conscience que ce foyer d'intérêt est partagé.
Ainsi, dès les premiers mois de vie, nous apprenons progressivement à porter notre attention vers qqch en même temps qu’une autre personne. Un enfant regarde ce que son parent lui montre, puis vérifie son regard, sourit… et une expérience commune se crée.
Au quotidien (et dans la relation thérapeutique), l'attention conjointe agit comme un puissant catalyseur de connexion et de présence partagée.
Ce mécanisme paraît banal, mais il participe profondément à la construction du lien, à la communication et à notre compréhension des autres.
Et nous continuons à le faire adultes.
Regarder ensemble un paysage, écouter la mm musique, suivre un match, observer un feu… ou attendre une étoile filante.
Nous imaginons souvent que créer du lien nécessite de parler, de raconter, de se regarder, de trouver les bons mots.
Mais certaines formes de proximité passent aussi par cette expérience beaucoup plus simple : être attentifs ensemble à la même chose.
Réinvestir l'attention conjointe de manière consciente (que ce soit en thérapie, en famille ou dans son couple) permet de réguler le système nerveux et d'ancrer la relation dans l'instant présent. En focalisant ensemble notre conscience sur un support commun (une image, une sensation corporelle, un son ou un projet), nous sortons de notre isolement mental.
C’est probablement pour cela que certains silences ne sont absolument pas gênants.
Ils sont simplement occupés par qqch que l’on partage. ✨
09/08/2026
Mais comment faire concrètement pour remettre du rire dans sa vie ? Et réapprendre à profiter ?
La première astuce consiste simplement à faire un peu de tri dans ce qu'on met dans sa tête au quotidien...
Quand on est stressé, notre cerveau s'entraîne malgré lui à ne voir que les problèmes. Pour inverser la vapeur, il faut décider (se décider volontairement, c’est la 1ère étape incontournable 😊) d'alimenter son esprit avec des choses légères :
- regarder une comédie ou un spectacle d'humour plutôt que les infos en boucle
- suivre des personnes qui nous font rire sur les réseaux
- passer plus de temps avec les amis qui nous font rire sans raison
- percevoir le côté "comique" de certaines situations
- etc.
En s'habituant à chercher (toujours volontairement !!, dans un 1er temps) le côté absurde ou amusant des situations de tous les jours, on réapprend très vite à notre cerveau à fabriquer de la joie au lieu du stress.
(Le cerveau se nourrit de ce qu’on lui donne.)
La seconde clé, c'est de passer par le corps pour tricher un peu avec notre cerveau...
Même si vous n'êtes pas d'humeur, le simple fait de sourire franchement, de faire des grimaces, de chahuter avec ses enfants ou son chien, (de danser sous la pluie...) ou même de se forcer un peu à rigoler envoie un signal direct à votre esprit.
Le cerveau ne fait pas la différence : en voyant les muscles de votre visage se détendre et votre respiration se débloquer, il libère immédiatement les hormones du bonheur et fait baisser la pression.
(Il y a qq temps, j'expliquai que le fait de se forcer à rire, envoyait le mm signal à notre cerveau que le fait de rire spontanément.)
En acceptant de lâcher le costume de l'adulte hyper sérieux pour retrouver un brin de folie, vous montrez à votre corps qu'il a le droit de se détendre et de s'amuser.
Et ainsi, retrouver le chemin du rire et de l'amusement afin de pouvoir profiter pleinement du moment dans lequel vous êtes.
(Ainsi que de pouvoir profiter de regarder les étoiles filantes ces nuits-ci. Mais ça, ce sera pour demain 💫💫)
07/08/2026
Depuis deux jours, on aborde cette difficulté qu’ont certaines personnes à vraiment profiter d’un bon moment.
Alors une question se pose : peut-on réapprendre à s’amuser ?
Je pense que oui.
Pas en se forçant à sortir davantage ou à sourire plus souvent, mais en redonnant progressivement une place à des activités qui n’ont pas besoin d’être utiles.
Réintroduire le jeu de manière intentionnelle, par exemple, agit comme un puissant catalyseur pour réactiver le circuit de la récompense. En nous accordant des moments d'exploration sans objectif de réussite ni jugement de valeur, nous stimulons la libération de dopamine et d'endorphines, les molécules clés du bien-être.
Et c’est similaire pour :
- Rire
- Danser
- Chanter
- Marcher sans objectif précis
- Partager un repas sans regarder l’heure
- etc.
Le psychiatre Stuart Brown a consacré une grande partie de ses recherches au jeu. Pour lui, jouer n’est pas un luxe, mais un besoin fondamental qui participe à notre équilibre psychologique.
Finalement, savoir faire la fête ou simplement passer un bon moment n’est peut-être pas seulement une question d’ambiance. C’est parfois le signe que, pendant quelques heures, notre système nerveux a enfin accepté de consacrer un peu moins d’énergie à surveiller… et un peu plus à vivre.
En particulier, le rire (que peut d’ailleurs susciter chacune des activités reprises ci-dessus !!) provoque une réponse physiologique immédiate : il détend la musculature, ralentit le rythme cardiaque après une brève stimulation et envoie un signal clair au cerveau que le danger est écarté.
Profiter n’a donc rien de futile. C’est aussi une capacité psychologique qui peut s’émousser lorsque l’on a longtemps vécu dans le contrôle, la vigilance ou la nécessité de rester utile.
Et comme beaucoup de capacités, elle peut se réapprendre petit à petit. C’est aussi ce qui peut se travailler en consultation : repérer ce qui empêche de relâcher la surveillance, retrouver davantage de sécurité intérieure et s’autoriser progressivement à vivre certains moments sans devoir tout contrôler (ni réussir parfaitement à s’amuser, évidemment).
Au final, par la répétition d'expériences ludiques, nous rééduquons notre biologie à chercher et à ressentir du plaisir au quotidien, transformant la rigidité de la pression en une flexibilité joyeuse et régénérante.
Peut-être que cette série cherchait simplement à rappeler cela : il ne suffit pas d’être présent à un moment agréable.
Encore faut-il pouvoir s’y sentir suffisamment libre pour en profiter, tt en se créant volontairement des opportunités pour y intégrer cet espace de déconnexion.
28/07/2026
L’attachement adulte est aujourd’hui principalement étudié à partir de deux dimensions : l’anxiété d’attachement et l’évitement de l’attachement. Les 4 profils présentés ici sont donc des repères pour mieux comprendre certaines dynamiques relationnelles, pas des catégories rigides.
Tu peux te reconnaître dans plusieurs descriptions, te situer à différents endroits selon les relations ou voir ton fonctionnement évoluer au fil de ta vie.
J’ai aussi fait le choix d’utiliser le terme « préoccupé » plutôt que « anxieux », car il est plus fidèle à la littérature scientifique. De la même manière, j’ai regroupé sous l’attachement évitant deux modalités souvent décrites : une modalité davantage détachée et une modalité davantage craintive.
Enfin, l’attachement désorganisé est probablement le plus complexe. Il renvoie à une difficulté à construire une stratégie relationnelle stable, souvent en lien avec des expériences relationnelles marquées par la peur, l’imprévisibilité ou des traumatismes.
L’attachement ne dit pas qui tu es. Il décrit simplement la manière dont ton cerveau a appris à rechercher la sécurité dans les relations. Et comme tout apprentissage, il peut évoluer.
💬 Est-ce que cette façon de représenter l’attachement t’aide davantage à comprendre ces différentes dynamiques ?
📚 Sources :
- Bowlby, J. (1988). A secure base: Parent-child attachment and healthy human development. Basic Books.
- Fraley, R. C., Waller, N. G., & Brennan, K. A. (2000). An item response theory analysis of self-report measures of adult attachment. Journal of Personality and Social Psychology, 78(2), 350–365.
- Main, M., & Solomon, J. (1990). Procedures for identifying infants as disorganized/disoriented during the Ainsworth Strange Situation. In M. T. Greenberg, D. Cicchetti, & E. M. Cummings (Eds.), Attachment in the preschool years (pp. 121–160). University of Chicago Press.
- Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2016). Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change (2nd ed.). Guilford Press.
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