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Moroni

26/09/2026

Twamaya Infos : ABDOU ZABAHOU, JOURNALISTE DE TWAMAYA INFOS ET CORRESPONDANT DE CANAL 1ÈRE MÉDIA TV AU MOZAMBIQUE, RÉAGIT À LA LETTRE OUVERTE DU JOURNALISTE ALI MMADI AU CNPA ; LE CNPA RÉGULE, LA JUSTICE JUGE, MAIS NE MINIMISONS PAS LES CONFRÈRES

"« Avec tout le respect que je dois au journaliste Ali M’Madi, je souhaite réagir à certains passages de sa lettre ouverte adressée au CNPA concernant l’affaire Salim Hafi sur la plateforme médiatique FCBK FM.

Je partage l’importance de la rigueur journalistique et de la vérification de l’information. Mais je conteste la manière dont certains passages peuvent être compris lorsqu’il est écrit qu’« aujourd’hui, tout le monde peut sembler pouvoir s’autoproclamer journaliste ».

Présenter une affaire sous forme de questions ne signifie pas nécessairement qu’une personne cherche à minimiser un confrère. Mais juridiquement et professionnellement, ce sont aussi le contenu, le contexte et la portée globale des propos qui doivent être examinés.

Dans sa lettre, Ali M’Madi ne se limite pas à demander quelles vérifications auraient été effectuées par FCBK FM concernant les documents présentés à l’antenne. Il élargit également son propos aux pratiques professionnelles de certains médias, aux personnes qui pourraient « s’autoproclamer journaliste » et à la confusion entre militantisme, communication, influence et journalisme.

C’est précisément sur ce point que je souhaite apporter une réserve.

Ce n’est pas hier que nous sommes nés dans le journalisme. Vous savez combien de formations, d’expériences et d’années de pratique certains journalistes ont accumulées.

La Charte de déontologie des journalistes comoriens, adoptée à Hamramba le 15 mai 2007, rappelle notamment le devoir de compétence et l’importance pour le journaliste d’améliorer constamment ses aptitudes et ses pratiques professionnelles par la formation permanente.

La rigueur journalistique est donc une exigence pour tous. Mais cette exigence ne devrait pas conduire à mettre en doute, de manière générale, la qualité professionnelle de confrères dont les parcours, les formations et les années de pratique existent bel et bien.

Concernant l’affaire Salim Hafi sur FCBK FM, celui qui vient dans un média pour porter publiquement des accusations et présenter des documents demeure responsable de ses déclarations et des éléments qu’il avance. Si une plainte existe, c’est à la justice d’examiner les preuves et de déterminer les responsabilités.

Le CNPA a, pour sa part, un rôle de régulation des médias et de la déontologie. Mais si nous parlons de régulation, celle-ci doit concerner l’ensemble du paysage médiatique, y compris les médias d’État, notamment lorsque leur traitement de l’information est contesté parfois au regard des règles professionnelles et de la neutralité journalistique.

On peut demander au CNPA d’examiner le travail d’un média sans pour autant réduire la compétence ou le parcours de ses journalistes.

On peut également critiquer le travail d’un confrère sans minimiser sa qualité professionnelle.

Si nous voulons être respectés comme journalistes, respectons aussi les parcours, les formations et les capacités professionnelles des autres.

Le débat sur la rigueur journalistique est nécessaire. Mais il doit rester fondé sur des faits établis, des règles professionnelles et des responsabilités clairement identifiées, sans transformer la critique d’un travail journalistique en mise en cause générale de ceux qui exercent ce métier."

✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 26 septembre 2026, depuis les Comores

19/09/2026

Twamaya Infos : MON HABIT ÉTERNEL ; UN APPEL À LA SOLIDARITÉ POUR LES FAMILLES EN DEUIL

Lorsqu’une famille perd un proche à l’étranger et n’a pas les moyens de rapatrier sa dépouille, la douleur devient encore plus lourde. Des Comoriens décèdent en Tanzanie, à Madagascar, en Égypte, aux États-Unis, au Sénégal et dans d’autres pays, laissant parfois leurs familles sans solution.

C’est dans ces moments difficiles que MON HABIT ÉTERNEL choisit d’agir. Face à la détresse de certaines familles, l’association lance un appel aux dons afin de pouvoir les accompagner et contribuer à offrir une inhumation digne aux défunts.

Le cas de la France est également préoccupant. Des personnes peuvent y décéder, notamment dans des circonstances accidentelles. Dans certaines situations, lorsque les proches du défunt ne sont pas retrouvés ou identifiés à temps, l’hôpital peut être amené à conserver le corps et, selon les procédures applicables, une crémation peut être organisée en l’absence de famille identifiée. Ces situations rappellent l’importance de l’accompagnement et de la solidarité autour des familles concernées.

Cette initiative repose sur une conviction simple : personne ne devrait être abandonné dans un moment aussi douloureux faute de moyens. Mais pour poursuivre cet engagement, MON HABIT ÉTERNEL a besoin du soutien des associations, des villes, des villages et de toutes les personnes prêtes à contribuer ou à collaborer.

Aujourd’hui, votre geste peut redonner espoir à une famille. Demain, il pourrait être celui qui permettra d’aider l’un des nôtres.

Pour soutenir cette initiative :

🇰🇲 Comores : +269 453 55 24
🇫🇷 France : +33 6 51 58 04 65

https://buy.stripe.com/00weVddhSgAP56b9Me1kA00?fbclid=IwdGRzaAUbPO5jbGNrBRs84HBkb2YFZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQMMzUwNjg1NTMxNzI4AAEe1xYVQxsbXS_KA7NmVICgRf2IeJzdjr50Wnp3LTnPRFTQE5er9yEZeQYOAF0_aem_J0huRbgN1LtufN85qS79QA&sfnsn=scwspwa

✍️ La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 19 septembre 2026, depuis les Comores

19/09/2026

Twamaya Infos : RENDEZ-VOUS DEMAIN EN DIRECT SUR TWAMAYA INFO

🕓 16h00 (Moroni) | 15h00 (Paris)

Nous recevons Zaher Youssouf, PDG et co-fondateur d'Obine Délicieux, pour une annonce qui concerne aussi bien les Comoriens du pays que ceux de la diaspora.

Un plat comorien pour vous. Ou pour ceux que vous aimez. L'embarras du choix, réuni dans une seule appli : Zaher nous dit tout, en direct.

👉 Notez la date et rejoignez-nous demain sur cette page.



Infos, le 19 septembre 2026 depuis Comores

Photos from Twamaya Infos's post 18/09/2026
17/09/2026

Twamaya Infos : ANIA ATHOUMANI REJOINT LA RÉDACTION DE TWAMAYA INFOS


Originaire de Domoni Mbadjini, en Grande-Comore, étudiante en lettres modernes françaises, Ania ATHOUMANI rejoint la rédaction avec la volonté de renforcer ses compétences rédactionnelles, notamment dans la recherche et la transmission de l’information.

Impressionné par son potentiel et sa volonté d’apprendre, le directeur général de Twamaya Infos, Fazir Ibrahim, n’a pas hésité à lui accorder directement sa confiance à travers ce recrutement.

En effet, Twamaya Infos mise sur une jeune plume dont son potentiel pourrait la conduire à s’imposer dans la presse nationale et, pourquoi pas, sur la scène médiatique internationale.

Sur ce, la rédaction lui souhaite la bienvenue et pleine réussite dans cette nouvelle aventure journalistique.

✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 17 septembre 2026, depuis les Comores

17/09/2026

Twamaya Infos : DROIT DE RÉPONSE : AZHAR MOHAMED SOULAIMANA RÉAGIT À L’ARTICLE D’ABDOU ZABAHOU

À la suite des réactions suscitées par les propositions avancées par le Ministre de l’Éducation nationale concernant la capacité d’accueil de l’Université des Comores, un débat public s’est naturellement engagé sur les solutions à apporter à l’afflux croissant des nouveaux bacheliers.

Le directeur exécutif de l’ONG SALAM, Azhar Mohamed Soulaimana, a souhaité exercer son droit de réponse à la suite de l’article d’Abdou Zabahou de Twamaya Infos.

Dans sa réponse, il écrit :

« Droit de réponse à Abdou Zabahou:
À la suite des réactions suscitées par les propositions avancées par le Ministre de l’Éducation nationale concernant la capacité d’accueil de l’Université des Comores, un débat public s’est naturellement engagé sur les solutions à apporter à l’afflux croissant des nouveaux bacheliers. Je respecte naturellement le rôle essentiel de la presse et particulièrement celui du journalisme d’investigation Comme Abdou Zabahou de Twamya Info. Par contre, dans une société démocratique comme la notre, le débat public argumentatif mérite mieux que l’ironie.

Le journaliste Abdallah Agoi a attaqué notamment le ministre de l’education Bacar Mvoulana sur son évocation de la possibilité de mettre temporairement à contribution certains foyers et infrastructures existantes, notamment à Mkazi et à Vouni, afin d’accueillir des classes supplémentaires. Cette proposition relève d’une logique de court terme qui peut parfaitement être discutée dans le cadre de la gestion d’une situation d’urgence.

Mon intervention, en revanche, n’avait nullement pour objectif de défendre le Ministre de l’Éducation nationale ni de contester la nécessité d’augmenter les capacités d’accueil de l’Université des Comores. Elle visait plutôt à replacer le débat dans une perspective plus large : celle de la qualité, de la performance et de la vocation même d’une université.

Une université ne se mesure pas à la taille de ses amphithéâtres

Il est évidemment nécessaire de disposer d’infrastructures universitaires suffisantes. Des salles de cours adaptées, des amphithéâtres, des bibliothèques, des résidences et des équipements pédagogiques constituent des conditions indispensables au fonctionnement d'une institution d'enseignement supérieur. Mais ces infrastructures ne sauraient, à elles seules, déterminer la qualité ou le rang d'une université.

Une université véritablement performante se distingue également et surtout par la qualité de son corps académique, ses laboratoires, ses centres de recherche, ses instituts spécialisés, ses publications scientifiques, ses partenariats internationaux, sa capacité d’innovation et sa contribution à la résolution des problèmes de la société. C’est précisément sur ce point que je souhaitais attirer l’attention.

Il serait donc réducteur de considérer que la réponse au problème universitaire comorien consiste principalement à rechercher de nouveaux bâtiments ou à transformer temporairement des foyers en salles de classe. Ces solutions peuvent être nécessaires dans l’urgence, mais elles ne doivent pas devenir la vision stratégique de notre enseignement supérieur. Le véritable enjeu : quelle université voulons-nous pour les Comores ?

La question fondamentale n’est pas seulement de savoir où installer les étudiants supplémentaires, mais également de savoir quelle université nous voulons construire pour les vingt ou trente prochaines années pour ne pas exagérer à dire à l’horizon 2030.

Les Comores appartiennent à un espace du Sud global confronté à de nombreux défis : emploi des jeunes, changement climatique, sécurité alimentaire, santé, énergie, transformation numérique, gouvernance, économie maritime, flux migratoire, conflits intercommunautaires, agriculture, pêche, tourisme, infrastructures et développement industriel.

Face à ces défis, notre pays a besoin d’une génération de femmes et d’hommes capables non seulement d'occuper des emplois existants, mais surtout de concevoir des solutions nouvelles.

Or, cette génération ne pourra être formée correctement sans investir dans les laboratoires, les centres de recherche, les instituts universitaires et les capacités scientifiques de notre université.

La priorité doit être donnée à la capacité humaine et scientifique mais pas à la capacité matérielle.

Dans un pays disposant de ressources financières limitées, le débat doit également porter sur la priorisation des investissements. Construire des bâtiments supplémentaires est certainement nécessaire. Mais construire des bâtiments sans renforcer parallèlement les ressources humaines est pour moi an old w**e in a new botlle. Un amphithéâtre peut accueillir plusieurs centaines d’étudiants. Mais un laboratoire peut permettre à plusieurs générations de chercheurs de produire des connaissances susceptibles de transformer durablement un secteur entier.

Une bibliothèque numérique peut donner accès à des milliers de publications scientifiques. Un centre de recherche peut créer des partenariats avec des universités étrangères. Un institut spécialisé peut devenir une référence régionale. Un laboratoire bien équipé peut permettre à un jeune chercheur comorien de développer une solution adaptée aux réalités de notre archipel. C’est cette capacité de production intellectuelle et scientifique que nous devons également mesurer.

Regarder les universités africaines à travers leur production scientifique

À titre d’illustration, lorsque l’on examine les universités africaines qui bénéficient d’une forte reconnaissance académique internationale, leur réputation ne repose pas simplement sur le nombre de bâtiments dont elles disposent ou sur le nombre d’étudiants qu’elles accueillent. Des institutions telles que l’Université du Cap (University of Cape Town) en Afrique du Sud ou l’Université du Caire en Égypte ont construit une partie importante de leur réputation autour de leur production scientifique, de leurs chercheurs, de leurs programmes académiques, de leurs collaborations internationales et de leur rayonnement intellectuel.

J’étais surpris qu’une réflexion portant sur la vocation d’une université, ses centres de recherche, ses instituts et sa capacité de production scientifique soit ramenée à une simple prise de position en faveur ou contre une proposition ministérielle.

Mon propos ne consistait pas à défendre une personne ou une institution. Il consistait à défendre une conception de l’université comme moteur de production du savoir, de l’innovation et du développement national. J’aurais apprécié d’attendre Abdalah Agoi ou si non Abdou Zabah pointait le doigt au Ministre Bacar Mvoulana sur la suite des assises nationales sur l’education et le texte d’application de la loi promulguée portant orientation de l’enseignement supérieur et de la recherche mais pas les foyers couteux de nos villages qui attendent simplement Juillet- Août pour utilité. »

✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 17 septembre 2026, depuis les Comores

16/09/2026

Twamaya Infos : RETRAITÉS COMORIENS ; APRÈS DES DÉCENNIES AU SERVICE DU PAYS, QUELLE RECONNAISSANCE ?

Ils ont travaillé pendant des années, parfois jour et nuit, pour faire fonctionner l’administration, l’éducation, la santé et les différents services de l’État. Aujourd’hui, une partie des retraités comoriens vit dans une précarité difficile à comprendre après tant d’années consacrées au pays.

Certains perçoivent des pensions pouvant atteindre seulement 13 000 francs comoriens. Une somme difficilement compatible avec les dépenses quotidiennes et la hausse du coût de la vie.

Ces retraités ont pourtant cotisé durant leur carrière dans les caisses destinées à garantir leurs droits après des années de travail. La retraite devait représenter le fruit de ces années d’efforts. Pour beaucoup, elle devient plutôt une nouvelle épreuve.

Le 15 septembre, les retraités ont commencé à être pris en considération pour le versement des pensions du mois concerné, alors que les fonctionnaires en activité avaient déjà commencé à percevoir leurs salaires du mois d’août au début du mois de septembre. Des lenteurs dans les comptes bancaires viennent encore compliquer la situation.

Dans le même temps, le gouvernement avait annoncé une dette publique de 220 milliards de francs comoriens, dont 82 % provenant de l’extérieur et 18 % de l’intérieur, avec un taux d’endettement de 27,5 %.

Ces chiffres posent une question de société : quelle place est accordée à celles et ceux qui ont travaillé et cotisé pendant des décennies pour construire le pays ?

Les générations actuellement aux responsabilités ont bénéficié d’un État construit aussi par ces anciens travailleurs. Pourtant, certains retraités vivent aujourd’hui dans l’attente de pensions modestes, parfois versées avec re**rd.

Ils ne demandent pas la charité. Ils réclament simplement leurs droits, leurs pensions et la reconnaissance des années consacrées au service du pays.

Après avoir travaillé pour les générations précédentes et préparé le pays pour celles qui viennent, les retraités comoriens méritent-ils de terminer leur vie professionnelle dans l’attente et la précarité ?

Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités et accordent aux retraités comoriens la place et la considération qu’ils méritent.

📷Net
✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 16 septembre 2026, depuis les Comores

16/09/2026

Twamaya Infos : ABDOU ZABAHOU RÉPOND À AZHAR MOHAMED SOULAIMANA SUR LA GRANDEUR D’UNE UNIVERSITÉ

Le directeur exécutif de l’ONG SALAM, Azhar Mohamed Soulaimana, réagit aux propos d’Abdallah Agoi sur l’Université des Comores. Il estime que « la grandeur d’une université ne se mesure pas par ses bâtiments, mais seulement par la recherche ». Il salue également le MoU signé entre l’Université des Comores et le PNUD, la recherche figurant parmi les domaines de coopération mentionnés.

Une déclaration à laquelle Abdou ZABAHOU vient de répondre avec une argumentation structurée, en replaçant la question dans les réalités de l’enseignement supérieur. Selon lui, si le gouvernement souhaite retenir cette logique pour répondre aux besoins d’accueil des étudiants, il pourrait, par ironie, « construire des maisons en tôles », utiliser le marché Volo-Volo ou encore le stade de Malouzini pour accueillir les nouveaux étudiants.

Avec une approche à la fois critique et mesurée, Abdou ZABAHOU estime également que la grandeur d’une université doit pouvoir se mesurer par ses bâtiments, car l’éducation nécessite aussi des lieux adaptés, modernes, accessibles et dignes des étudiants.

Il poursuit en soulignant que, si l’idée d’utiliser des espaces existants devait être appliquée telle quelle, Volo-Volo, le stade de Malouzini ou encore les maisons en tôles présentes à Moroni et à Volo-Volo pourraient alors, par la même logique, devenir de grandes universités.

Abdou ZABAHOU rapproche cette situation d’une proposition attribuée au ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, qui avait évoqué la possibilité de solliciter les foyers de Mkazi et de Nvouni pour aménager des salles universitaires, au motif que le site de l’Université des Comores à Nvouni ne disposerait pas d’une capacité suffisante pour accueillir les nouveaux étudiants.

Pour Abdou ZABAHOU, la recherche constitue certes un élément essentiel de l’université, mais la qualité des infrastructures, l’accessibilité des établissements et les capacités d’accueil restent également nécessaires au fonctionnement de l’enseignement supérieur.

Il rappelle enfin les chiffres de la dette publique annoncés aux Comores, évoquant 220 milliards de francs comoriens, dont 82 milliards à l’extérieur et 18 milliards à l’intérieur, et pose la question de l’orientation des investissements, alors que l’éducation demeure un secteur essentiel du développement national.

✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 16 septembre 2026, depuis les Comores.

16/09/2026

Twamaya Infos : AUX COMORES, PRÈS DE 220 MILLIARDS DE KMF DE DETTE PUBLIQUE ; OÙ SONT PASSÉS LES INVESTISSEMENTS ALORS QUE L’ÉTAT MANQUE D’ÉCOLES, D’HÔPITAUX, D’EAU, D’ÉLECTRICITÉ ET D’EMPLOIS ?

La dette publique comorienne s’élève à près de 220 milliards de KMF, selon le Directeur de la dette publique. Environ 82 % de cette dette serait extérieure contre 18 % de dette intérieure, avec un taux d’endettement annoncé à 27,5 %.

Twamaya Infos pose une question centrale : à quoi servent concrètement les ressources mobilisées par l’endettement public et quels investissements permettent-elles de financer ?

Le pays fait toujours face à des difficultés dans plusieurs secteurs : accès aux établissements scolaires, infrastructures sanitaires, approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que création d’emplois et développement des entreprises.

Dans l’enseignement supérieur, la capacité d’accueil du site de l’Université des Comores à Nvouni ne permettrait pas d’accueillir l’ensemble des nouveaux étudiants. Le gouvernement prévoit ainsi de solliciter les villes de Nvouni et Mkazi afin que leurs foyers puissent être utilisés comme salles de cours. Une situation qui pose la question de la planification et des investissements consacrés aux infrastructures universitaires.

Dans le secteur de la santé, de nombreux Comoriens continuent de se rendre à l’étranger pour recevoir certains soins, tandis que les difficultés d’accès aux structures sanitaires et aux équipements demeurent.

Le chômage reste également une préoccupation, avec un manque d’opportunités professionnelles et de création d’entreprises capables d’absorber une partie de la main-d’œuvre disponible.

À cela s’ajoute la situation des agents licenciés de l’Aéroport international des Comores en 2025 pour motif économique, dont certains attendent encore, selon les informations rapportées, le règlement complet de leurs droits.

Ces éléments posent une question de gestion des finances publiques : alors que l’État affiche près de 220 milliards de KMF de dette, quelle part de cet endettement est consacrée aux infrastructures, aux services publics essentiels et aux investissements susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie et l’emploi ?

La question ne porte donc pas uniquement sur le montant de la dette, mais également sur son utilisation, la traçabilité des investissements financés et les résultats obtenus pour les citoyens.

✍️Abdou ZABAHOU

Infos, le 16 septembre 2026, depuis les Comores.

15/09/2026

Twamaya Infos : À MORONI MBOUZINI, EN GRANDE COMORE, SAMIAN, UNE FEMME DÉTERMINÉE À DÉFENDRE SA MAISON FACE À UNE REVENDICATION FONCIÈRE

À Moroni Mbouzini, en Grande Comore, une femme et plusieurs habitants refusent de quitter les maisons qu’ils ont construites sur des terrains que l’ancien propriétaire aurait, avant son décès, destinés à la mosquée d’Alkasme sous forme de waqf.

Le waqf est un bien consacré durablement à une œuvre d’intérêt religieux ou social. Une fois constitué selon les règles applicables, le bien est destiné à cette œuvre et ne doit normalement plus être utilisé à des fins personnelles.

Les occupants affirment continuer à effectuer leurs paiements auprès des responsables de la mosquée d’Alkasme et refusent de payer une femme de Mtsangani qui revendique aujourd’hui la propriété des terrains.

Parmi les occupants figure Samian, originaire de la localité de Pidjani Domba, une femme très courageuse et très religieuse, présentée par plusieurs habitants comme une « héroïne » pour sa détermination. Elle s’est mobilisée avec d’autres occupants pour défendre leurs maisons et maintenir les paiements auprès des responsables de la mosquée. Après leurs déclarations devant la presse, plusieurs habitants, dont Samian, ont été convoqués à la gendarmerie nationale des Comores ce mardi 15 septembre 2026.

Libérée après son audition, Samian et les autres occupants convoqués doivent retourner à la gendarmerie ce mercredi 16 septembre. Déterminés à défendre leurs maisons, ils refusent de quitter les lieux ou de les déconstruire.

Les occupants disent également multiplier les prières et invocations afin que la justice soit rendue, que la vérité soit établie et que la justice divine s’exerce dans cette affaire. Ils demandent la saisine de la justice afin d’établir les droits de chaque partie et de vérifier les soupçons de corruption évoqués dans ce dossier.

✍️La rédaction de Twamaya Infos

Infos, le 16 septembre 2026, depuis les Comores.

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